dimanche, février 26, 2006

Galerie



L'art est le culte de l'erreur

J'ai donc visité le MAMAC de Nice, un jour de Carnaval. Loin de la foule, Changai Li, l'Art Moderne et quelques Américains égarés.
Ce qui frappe c'est d'abord Nikki de Saint Phalle, omniprésente, d'abord sur le parvis et les fontaines en éclats de miroir brisés.
A l'intérieur c'est la femme à la toilette de la même Nikki qui m'interpelle. Ses oeuvres sont plus noires que ses nanas pourraient laisser à penser. Il y a un tableau intitulé "pterodactyl over NY", très apocalyptique et qui pourrait préfigurer le 11 septembre.
J'ai Robbie Williams Advertising Space dans les oreilles pour la section Pop Art. Perfect timing!!! Je craque sur la Viki de Roy Lichstentein. Je me vois en Charlotte York dans ma galerie sur 5th Avenue avec ses murs blancs immaculés!! J'imagine des power lesbians en train de déambuler cherchant à égayer les murs de leurs lofts de 200 m2. Je tombe sur un Keith Harring, pas de titre un seul numéro. (Nicole, il faut que tu visites ce musée!!).
Maintenant, c'est Tricky qui filtre à travers mes écouteurs et qui susurre "Coke in ya nose". Comme par hasard, Warhol me saute aux yeux au détour d'un mur "Diamond Dust Shoes". Du coup je suis Carrie Bradshaw chez Manolo Blahnik.
Dans la série, pas Américain mais j'aime quand même "Meurtre" par Romillac. On croirait un clip de Besson dans le genre Pull Marine. Main baguée qui tient le flingue sur un fond bleu-piscine. Glace brisée par l'impact de la balle.
Du bleu, il y en a plein dans ce musée. Voilà l'école de Nice et Yves Klein, qui a obtenu un brevet pour son bleu. Je reste en arrêt devant sa chemise à empreintes, je la trouve géniale, je m'étonne qu'aucun Castelbajac ne l'ai encore passée à la photocopieuse.
Du bleu partout . "Le Sud est bleu", c'est ce qui est écrit sur la Cambra de Ben avec d'autres formules lapidaires. Ma préférée "La situation étant désespérée, tout est maintenant possible."

Un dernier détour par les terrasses et la vue panoramiques sur les toits de Nice et au loin, les rumeurs du Carnaval. Des jardins suspendus saupoudrés de verre coloré aux reflets de lavande, j'oublie la pluie et le ciel désespérément gris.

dimanche, février 19, 2006

I'm the passenger....


M'en vais en vacances, je vous laisse les clés de la Lanterne pour la semaine, soyez sages....


Love

Changai Li

vendredi, février 17, 2006

Enfin une femme comblée par son cadeau de St Valentin!


Le soir du 14 février dans un resto très chic de Turin. Brenda et Brandon dînent aux Chandelles.(pun!)

"Chéri!!! Tu n'aurais pas du...le dernier cristal dildo de chez yoba...Tu as fait des folies!"

"J'ai hésité entre çà et une centrale vapeur mon amour...mais j'ai pensé que tu préférerais ....l'esthétique...tu comprends?"

"Ah oui, Brandon...yummmmm! Je saurais quoi faire maintenant quand tu me plaques pour aller surfer sur les pistes avec tes copains comme si tu étais un connard d'ado!!"

mercredi, février 15, 2006

No comment



Euh, surtout parce que j'ai la crève à MOURIR en fait parce que sinon moi j'aime bien la St Valentin...

mardi, février 14, 2006

Bloody Valentine



Voilà, je me lance. Suite à une idée
d'Anisée (qui fait beaucoup pour faire avancer le blogoschmilblick, respect à toi), je vais raconter une de mes love stories pour la St Valentin.
Je venais de débarquer à Londres, j'avais tout juste 20 ans. Le logement étant déjà le problème number one à l'époque, je m'étais dégotée une chambre dans une YMCA, qui accueillait...un peu tout le monde, en fait. L'ambiance y était assez sympa et je me suis tout de suite fait adopter par une bande d'Irlandais, qui travaillaient tous mais passaient leurs soirées à boire de la bière et à fumer du shit (jusque là, pas trop de différence avec les anglais). J'ai découvert le rituel du week end, les pubs et les discos qui ferment à deux heures du matin. C'est là que j'ai compris à quel point j'étais exotique en tant que française au tempérament (et au physique)latin bien assumé. Je n'ai jamais eu autant de succès de ma vie, pour la première (et seule fois, d'ailleurs) j'avais l'embarras du choix, c'était limite harcèlement. Dans la rue, je me faisais aborder par des types que JAMAIS je n'aurais rembarrés en France qui me collaient pour ...pour coucher avec moi, en fait, les françaises sont des salopes, c'est bien connu.
J'avoue que tout ceci m'a un peu tourné la tête. Alors, comme je pouvais choisir, j'ai choisi ...le plus beau. Il s'appelait Damien,(prononcez /deimien/) il était étudiant en droit et travaillait dans un cabinet d'avocat. Comme dans les contes, il avait les yeux bleus et des cheveux d'or et la peau fine et transparente des gens qui ne voient jamais le soleil. Je le trouvais magnifique, mince dans ses jeans et ses pulls en maille irlandaise. Déjà, j'étais tombé amoureuse de son accent si particulier. Il m'apprit que le gaélique était sa langue maternelle, qu'il venait du comté de Cork et que sa famille descendait d'un roi d'Irlande ( ce qui est vrai, presque tous les Irlandais ont cet ancêtre en commun, la comparaison de leur ADN l' a prouvé récemment). Je buvais ses paroles comme une vraie tonta, que je suis encore rassurez-vous. Je passais mes nuits dans sa chambre de 10m2, sans dormir, à l'écouter parler, ou à écouter ses copains parler de l'Irlande et encore de l'Irlande.
Ils parlaient des Brits aussi.Ils les appelaient "the Bastards".Sur leurs étagères, ils avaient des rubber bullets, des balles en caoutchouc, récupérées je ne sais où. J'ai été surprise de la taille de ces trucs, aussi gros que des oeufs et je me suis dit que tirées à bout portant, elles pouvaient très bien tuer quelqu'un.
Dans ma tête, c'était LUI bien sûr, tout collait...l'Irlande, mon âge, son côté héros fatigué à la Gary Cooper. Nous ne connaissions pas depuis quinze jours qu'il m'a demandé de venir en Irlande pour la Saint Patrick. Entre temps, nous aurions fait un détour par Gretna Green ...pour nous marier en 5mn comme à Vegas!!! Pour moi, çà ne faisait aucun doute, j'ai même envoyé une lettre à ma meilleure amie pour lui annoncer la nouvelle!!
Entre temps, j'ai déménagé de la YMCA et pris un bedsit en ville. On se voyait moins, il avait pas mal de boulot. Un samedi soir, j'ai acheté une bouteille de Baileys avec mes maigres moyens et je l'ai attendu. Il avait promis de venir...
Je l'ai attendu presque 3 heures. J'ai appelé la YMCA tous les quarts d'heure, sa chambre ne répondait pas. Je suis devenue folle, j'ai enfilé le pull d'Aran qu'il m'avait donné sur mes collants et je suis partie le chercher.
Lorsque je suis entrée dans la salle commune, je l'ai vu et j'ai eu un coup dans la poitrine. Il était là avec ses copains, une fille, une française qui venait d'arriver,comme moi un mois et demi plus tôt, sur ses genoux...
C'était pire que tout. Il m'a vue et est venu vers moi, on est monté dans sa chambre sans se dire un mot. J'avais envie de lui coller une paire de gifles et avec le recul, je me dis que j'aurais du. Une fois seuls, il m'a dit que nous devions prendre du recul, qu'il s'était trop emballé, qu'il avait peur, que je n'y étais pour rien. J'étais sans voix. Une rupture n'est jamais évidente mais en anglais c'était le pompon!! Alors me sont venus aux lèvres, des mots qui n'étaient pas les miens, ceux de Supertramp, dans la chanson.

Ca n'a pas marché bien sûr... la mendicité ne paie pas en amour.
Alors j'ai vomi dans son lavabo, tordue en deux, en m'excusant comme une conne. J'aurais du dégueuler sur son lit mais à l'époque, je manquais de suite dans les idées.

Je suis retournée dans mon bedsit, vider la bouteille de Baileys en pleurant toutes les larmes de mon corps. Je ne l'ai plus jamais revu.

We shall overcome
















I watched "Bloody Sunday" on Arte, yesterday night, for the second time.
Although I tried to concentrate on the details, the emotion was the same. I found myself caught in the action again, all the characters being under a constant strain all over the film. I'm still shivering, thinking of this young para, who nearly compares shooting people at gunpoint to an orgasm.
Somehow, I understand it, because all this growing tension had to be released. The young soldiers sent there were as young the boys they were shooting at. What the fuck did they know about politics or who was pulling the strings? They were just bloody puppets, trained to kill, just like any soldier in the world I guess. IRA people were not shown as heroes either, they just waited, squatted in their car for the situation to get out of hand and to reap the grapes of wrath.

My posts today will be about Ireland. It's a country I fell in love with a long time ago. I even thought of taking another Pratt's character as an avatar, instead of Changai Li. This one, Banshee O' Danann, Corto meets in Dublin after the 1916 Easter Rising and an IRA member. She's the only one Corto asks to leave with him.

She refuses, like Joyce's Eveline, I suppose, tied heart and soul to her green Erin.

jeudi, février 09, 2006

Epiphanie


J'ai donc passé mon après-midi seule comme une pauvre fille. Et de mauvaise humeur... Déjà
François Begaudeau m'a niflée le matin sur Canal, avec sa tronche de bobo, à servir sa soupe démago à deux euros sur les conneries qu'écrivent ses élèves. Et puis Marseille, c'est devenu impraticable même à pied avec des travaux partout, et des déviations de 300 m pour aller sur le trottoir d'en face. Le mistral m'a raboté les sourcils et fait jaillir des larmes de mes glandes lacrymales déjà pas mal sollicitées ces derniers jours. J'ai fait la queue dans trois pharmacies avant de trouver un âme charitable pour me vendre du Doliprane. Bref, c'était un putain d'après-midi.
Lorsque soudain, au détour de la rue de l'Opéra, à l'angl e de la rue Paradis, le voilà BLANC, IMMACULE, tendant ses bras consolateurs : le magasin TARA JARMON!!!!! Ouvert depuis septembre et je n'en savais RIEN!!! Je rentre en me disant que je pourrais me payer keutchi et que de toutes façons my oversized butt won't fit in.
Mais non, EPIPHANIE, les pantalons sont à 50 euros et me font un cul d'enfer! Les cabines sont rose-poudre et accueillantes comme un coquillage!! O joie, ô bonheur!! Je repars, convaincu de l'existence du paradis sur terre et délestée de 150 euros. Mais qu'importe, I feel like the Queen of the World!!!
Qui a dit que les femmes étaient frustrées? C'est tellement simple de combler leurs désirs, qu'elles le font.... seules!!!

mercredi, février 08, 2006

infatuation....


Meet Mr Grumpy Carebear, the young man I'm currently infatuated with...
C'est lui là dessiné avec Elouai et fringué à la wech'. Voilà. Je n'aime trop parler de ma vie sentimentale dans ma Lanterne Rouge par peur de me Bridget Jonesier mais c'est vrai que je suis en plein syndrôme. Je pense que je ne vais pas tarder à m'en sortir-c'est comme la clope ou la drogue il suffit de passer à autre chose.
En attendant, j'ai la tête dans le sac. Bien sûr que ce n'est qu'un petit con de plus qui se la raconte et qu'une gueule d'ange, çà n'a jamais fait avancer le schmilblick. Je me dis "c'est bon, t'arrête pas devant les vitrines où tout le monde fait la queue, des mecs y en a des tas et des VRAIS pas des gravures de Jeune et Jolie".
Mais finalement, c'est comme Brad Pitt. On a beau se dire qu'il n'a pas de personnalité, qu'il est transparent, lisse et peroxydé, UVBisé et tout le tintouin, c'est quand même lui le plus beau et je mets au DEFI une seule gadji de prétendre ne pas avoir envié Geena Davis sur cette photo (les homos ne sont pas exclus de ce sondage, si vous arrivez à vous enlever Brokeback Mountain de la tête, donnez-moi votre avis)


Well, in a nutshell, don't worry. Changai Li will be back soon....reloaded (for the 2nd time in the year, damn, and it's only February) .

(pour toi qui m'a lue jusqu'à la fin,



cadeau)

jeudi, février 02, 2006

ras le bonnet!



















Damn!!! Si je vois encore UN mec dans la rue avec ce bonnet, qui donne un air supérieurement intelligent vous l'aviez noté, je le DEGOMME!!!


Non mais c'est pas possible de s'affubler de trucs pareils!!! Le pompon, si j'ose dire, c'est le bonnet péruvien porté avec un survet de wech'! Je ne sais pas qui a lancé la mode mais faut qu'il arrête là, RIGHT NOW!!!!

Daniel Powter, là, il pourrait être tout à fait faisable sans ce TRUC qui lui barre la moitié du front et lui donne l'air d'un homo même pas sapiens!! (remarque j'aime pas sa musique, ni sa voix farinellesque)

'Fin bref, le bonnet çà donne l'air con, donc BOYCOTTEZ les mecs.

mercredi, février 01, 2006

material girl


There it is....Here we go....

Du soleil ...plein.... il fait tiède...juste ce qu'il faut.... La mer est magnifique ... Aargghhh, je vais aller me BAIGNER!!!!!

Non, en fait, l'eau est à moins 18, c'est une mauvaise idée... Mais bon Dieu, que j'ai envie de le faire et de VIVRE...j'en ai marre de bosser et de penser à des conneries... C'est quand, c'est quand ....c'est quand ce damné bonheur que je ne fais qu'effleurer?

Je veux du concret : le soleil en premier, la plage et la mer ensuite et des mecs derrière des lunettes de soleil. Ne me donnez que çà pour commencer, je me débrouillerai pour le reste...

(J'ai posté Betty Page, que j'ai découverte indirectement dans la BD pin up parce que j'en suis fan et puis aussi parce qu'elle va être l'objet d'un film. Je ne sais pas ce que çà peut donner....)