samedi, janvier 02, 2010

ben oui....


L'année s'est achevée sans trop de fards ni paillettes, faut que je re-glamoure ma vie, un peu. Cette vraie vie qui m'a bouffée, aspirée ces derniers temps. Je n'écris plus que dans l'urgence pourtant quand je le fais çà me procure énormément de plaisir. Sais pas, me manque sans doute quelques coups de pieds au tafanari, c'est clair...Enfin bon, pour renouer avec la tradition voilà la changaidoll de la nouvelle année. Qu'elle te soit douce, ô lecteur égaré dans la blogosphère, comme un tapis de fleurs de cerisier sous les pieds de la geisha aux zieux gris du film éponyme...
changabaisers parfumés..

lundi, décembre 28, 2009

Voeux non exaucés à ce jour....


Puisque la nouvelle année me cherche, tiens mange-toi çà, changaili strikes back.


Liste des voeux non exaucés à ce jour.


-Danser le moowalk sur la tête.

-Défiler pour Dolce and Gabbana en talons de

12 cm sans me ramasser comme Carrie Bradshaw.

-Rouler une pelle à Alain Delon jeune, le même que dans la pub Eau Sauvage.

-Jouer comme Adjani, sans être aussi dingue.

-Etre belle comme Bardot sans être aussi bête.

-Boire plus de deux verres de punch sans dire n'importe quoi.

-Avoir chanté pour Gainsbourg sans coucher avec.

-Savoir danser avec les danses de couples, type rock, salsa etc...

-Me TAIRE quand il le faut.

-Pouvoir me passer de soutif et mettre un marcel à la Jane B ...ou une chemis de sexy dyke.

La craie.


Post-back (hihihi) ou back to post, je recommence à publier ici et là, je ne désespère pas de me reloader un jour.

Voilà le résultat de mon atelier d'écriture de Novembre. Sujet : en gros, décrivez un objet du quotidien sur un mode ironique et/ou nostalgique. Croyez-le ou non mais j'en ai grave sué pour pondre ce poème qui n'en est pas un.

LA CRAIE.


Je hais la craie,
Au bout de mes doigts
Il y a toujours de la poussière collée.

A son contact, mes mains pèlent, se crevassent,
Quelquefois c'est avec mes fesses que j'efface
Involontairement le tableau,
Et ces traces blanches bien visibles,
A ma crédibilité sont nuisibles.

Dé-craie-débilisée, donc je suis.
Comme lorsque enfant, la maîtresse
Dessinait au tableau d'impeccables O,
d'une simple flexion du poignet.
Sur mon cahier je m'acharnais,
à respecter ces courbes splendides
que j'étais incapable de maîtriser.
C'est alors que la classe entière de moi se moquait
et que je rougissais entre mes tresses.
Alors la maîtresse, au parfum subtil,
me demandait de recommencer.


Adulte, je me suis vengée,
La moquerie désormais de mon côté,
Si la craie s'insinue partout,
En salle des profs, je repère
Les postérieurs décorés,
Et parfois l'entrejambe des plus fiers d'entre nous.


Amère revanche et ma foi, de courte durée,
Lorsque je me hasarde à faire de la grammaire,
(malgré l'interdiction formelle du ministère)
Le bâton trop long se casse,
Trop court, mes ongles contre le tableau crissent.
Et les cheveux de mes élèves se hérissent.


Lorsqu'elle vient à manquer,
Bien embêtée, chez mes collègues, je vais la mendier,
Et les à tous les coups les déranger.
Alors pour éviter la gêne,
Sous le radiateur, je me traîne,
Pour en harponner un mini-bout,
Sur lequel, je vais m'esquinter les doigts.

C'est ainsi qu'avec joie, je laisse mes élèves,
Corriger leurs interros,
Comme des grands, tous seuls,
Au tableau.

vendredi, juin 12, 2009

Le journal d'Henriette.






Atelier d'écriture, dernier texte en date. Consigne "décrire un choc culturel." Z'allez pas être déçus.

Le journal d'Henriette.



Lundi 3 Septembre :

Cher Journal,

Pour ma première journée, je ne pouvais pas faire mieux! Conformément à l'avis de Maman, je me suis efforcée de ne pas trop me faire remarquer, j'ai mis mon tailleur rose-pâle dont j'ai fermé la veste autant que possible et mes mocassins beiges. Évidemment, je cherchais à faire plus vieux que mon âge mais çà n'a pas marché. Lorsque je suis entrée dans son bureau, le principal m'a dit « Vous avez déjà enseigné dans ce type d'établissement? »

Je lui ai répondu que non bien sûr, en me retenant le lui faire remarquer que si j'avais atterri ici, c'était bien parce que je n'avais jamais enseigné nulle part, ni dans ce type d'établissement, ni ailleurs. Il a ajouté : « C'est dur ici vous savez! » et puis il m'a présentée à son adjointe qui a jugé mon attitude avec sévérité avant de m'accompagner sur les rangs.

Là, quelle ne fut pas ma surprise, cher Journal, de voir des élèves sans cartable, la chemise ouverte sur des poitrails imberbes et le carnet de correspondance coincé dans le jean! L'adjointe avait l'air un brin compatissante en me disant « Voilà, je vous les laisse! »

Cher Journal, Maman m'avait bien dit de faire profil bas sur les rangs et d'attendre d'être dans ma classe pour faire de la discipline mais du groupe fusaient des « 95D » dont je ne savais quoi penser. Je me suis demandée quelle marque de portable cela pouvait bien désigner et puis j'ai vite renoncé car il fallait les faire entrer en classe.

Une fois la porte fermée, je les fis asseoir tant bien que mal. Je remarquai que contrairement à ceux qui portaient la chemise bien ouverte; d'autres ne quittaient pas leurs doudounes qui me paraissaient un peu chaudes pour un mois de septembre.

Je commençai à faire l'appel en écorchant les noms pour finalement ne me concentrer sur les prénoms qui souvent différaient de ceux inscrits sur la liste. Quelquefois, lorsqu'un élève manquait, un cri « Il est au bled! » jaillissait du fond de la classe.

Puis, je commençai mon cours, lorsqu'un adolescent m'interpella en me demandant comment on disait « La touffe » en anglais et je lui répondis « Shaggy hair », ce qui déclencha l'hilarité générale. C'est vrai que j'aurais du me faire un chignon, mais les épingles me rentrent dans le cuir chevelu, je ne les supporte pas.

Enfin, le cours se passa tant bien que mal, je crois, malgré tout, avoir réussi à nouer le contact, cher Journal et je suis heureuse de pouvoir me confronter à ma véritable mission!




Jeudi 15 Septembre


Aujourd'hui, çà s'est assez mal passé. J'ai d'abord remarqué que les sixièmes passent leur temps en classe à grignoter des graines de tournesol appelées « pépites » qu'ils crachent ensuite sur le sol. Je n'ai rien osé dire et suis allée chercher le balai à la récréation afin de nettoyer.

Un de mes élèves m'inquiète, il voit des aliens partout, passe son temps à leur tirer dessus (sur les aliens) et parle seul. J'ai décide de l'isoler. D'autres sont venus me dire qu'un de leur camarade s'amusait à faire des grimaces dans mon dos . Je l'ai pris à part à la fin du cours afin de le sermonner et de lui montrer que son attitude nuisait à toute la classe. Il m'a bien promis de ne plus recommencer.

Tout est allé assez bien jusqu'à 16h où une élève m'a dit d'aller, je n'ose le répéter mais à toi, je peux le confier, « niquer mes morts. » Je me suis confiée au CPE, qui m'a bien expliqué qu'il ne fallait pas prendre cela personnellement mais plutôt comme l'expression de la violence connue à la maison. Je suis heureuse qu'il m'ait ainsi conseillée cher Journal. Lui-même est plein d'abnégation, les élèves l'appellent régulièrement «Maricon! »1 et il trouve que c'est bon signe qu'ils utilisent leur langue maternelle pour communiquer. Il me dit de privilégier le dialogue, c'est ce que je m'efforce de faire...



Mardi 13 octobre

Je tiens encore cher Journal mais je ne te cache pas que c'est très dur. Aujourd'hui Fabrice a attaqué Emilie, croyant avoir à faire à une alien. Il lui enfoncé la pommette. La mère est venue furieuse me demander des comptes, je pense qu'elle va porter plainte, je l'espère pas contre moi. Les quatrièmes ont profité d'un moment d'inattention (j'étais dans la salle attenante en espérant trouver un appareil de télévision en état de marche) pour faire un ring avec des tables afin que deux d'entre eux puissent se battre.

Que faire? Je discute encore et toujours mais je me sens impuissante.


Novembre (jour illisible)

Encore un jour dans ce bahut de merde et je flingue tout le monde. Ces petits cons m'ont balancé un clou dans le tableau et m'ont bombardée de prunes pas mûres à la sortie. Cette grande trompette2 de CPE m'a fait son sermon en bois, s'il ouvre encore la bouche, je l'encadre!



DATE INCONNUE


Bordel, çà a saigné aujourd'hui!

J'ai viré un élève avec sa table et sa chaise, vidé des sacs par les fenêtres, claqué des portes dans la figure, distribué des steaks3 aux sixièmes mangeurs de pépites et pendu Mehdi-la-grimace au porte-manteau!

J'ai prévenu que si j'en entendais encore un dire « Je bouffe la chatte A ta mère » au lieu de « DE ta mère », je lui faisais manger son extrait de naissance.

Je suis à bout, cher Journal. Je suis capable de commettre un meurtre, au bord du fait divers. N'ai pas changé de jean depuis quinze jours et mes baskets, (mes « crêpes »4, comme ils disent) commencent à renifler sévère. Ce n'est pas grave, ils ne m'auront pas. Je résisterai et Maman sera fière de moi.

We are your friends, you'll never be alone again...

Ecoutez Justice ici


Juste pour dire qu'un nouveau record a été battu...Récemment invitée à une soirée mojitos, electro, hugging, touching, french-kissing, naked-bathing et plus si affinités, ai eu le plaisir de voir nos amis de la police débarquer à ....onze heures...appelés par personne, d'ailleurs, juste pour prévenir...


Justice a été passé bien plus tard, je trouvais que çà s'accordait bien avec l'atmosphère générale...

La randonnée à vélo ou comment je me suis disputée...




Revoilà Changaili en route pour de nouvelles aventures...Voici les derniers produits de mes divers ateliers d'écriture... Celui que je présente aujourd'hui avait pour consigne "Sortir des sentiers battus..."


 J'en ai marre. »

Comment leur faire comprendre que j'en ai marre? J'en ai marre de leur esprit de groupe, de leur camaraderie à la mords-moi le flanc, de leurs tee-shirts Quechuas et de leurs grosses chaussures de rando. Et puis j'aime pas la montagne...Surtout la montagne en été parce qu'il y fait moche. Il pleut depuis des jours et des jours et rien d'autre à faire que de jouer avec un vieux jeu de Scrabble auquel il manque vingt-cinq jetons, affalés sur des bancs en pin clair, pur produit de l'artisanat du Queyras.
Et les randonneurs de s'extasier «  Ah! Le bon air frais! », « Ah! La montagne çà vous gagne! » Et le soleil? Où est le soleil? C'est pour les Anglais ou quoi?

Ils me disent : « Toi, tu ne fais que râler. Tu peux pas t'intéresser un peu? Là, tu viens de rater un mot compte triple! Lâche un peu ton Ipod et ton vernis à ongles! Viens participer! » Participer ? Y a même pas de connexion internet ici! Rien que de la montagne moche et des chemins boueux et le Trou de la Dame qui est encore bouché ce matin! Le Trou de la Dame, c'est le sommet qu'on aperçoit depuis l'appartement des joyeux lurons. C'est ce qu'on dit ici : « Quand le trou de la Dame est bouché, la journée entière tu vas t'em..nnuyer. » Devinez quoi? Ce foutu trou est bouché depuis le début du séjour.

Sauf ce matin. Tiens, le soleil est revenu de Londres nous faire une petite visite, après avoir fait cramer les Brits dans Hyde Park. Vite, les boy scouts chaussent leurs Vuarnet, histoire de pas choper un cancer des yeux :
«  C'est géniaaaaaaaaaal..... On va pouvoir aller se faire une rando!! »

Une quoi? Même pas en rêve, moi je lâche pas mes Jimmy Choo d'une semelle. Je sais pas marcher d'abord et puis j'ai pas pu passer chez Décathlon me procurer les Quechuas Outdoor triple étanchéité idoines, c'est ballot hein?

« Meuh non! Une rando à vélo! T'as rien à faire, juste à pédaler, Paris Hilton! C'est que de la descente! »

Mouais, de toutes façons, si je reste les fesses vissées sur ces chaises sculptées par un autochtone qui s'est pris un jour pour le Philippe Starck local, vais afficher au moins deux kilos de plus. D'ailleurs, je suis sûre que je les ai déjà pris, merci la raclette et la tarte aux myrtilles.

Bon me voilà partie...Tout le monde est joie et extase...On a rendez-vous devant
l'Office du Tourisme. Tiens, voilà la G.Otte, tu peux pas la manquer, elle a une polaire en bouclettes beige, on dirait qu'elle a buté la maman de Colargol. Elle a le sourire radieux des gens qui ne s'ennuient jamais et un bandana sur le front que même Renaud oserait pas porter en public. Les randonneurs sont hyper-ravis de la voir et ils enfourchent leurs vélos avec enthousiasme.

Moi, j'aime pas les sportifs hilares. Et puis quand j'aime pas les gens, çà se voit. Mais va savoir pourquoi ces mêmes gens que j'aime pas sont aussi crétins que les chats qui viennent se frotter aux jambes de ceux qui peuvent pas les blairer. Gentille Organisatrice vient se planter devant moi.

« Cà va? »

Bin oui, çà va, pendant que ma copine Zoé se fait bronzer au Nikki Beach et prend sa douche au champagne, moi je passe des vacances intelligentes, habillée comme un sac sur un vélo instable.
Et allez vas-y la rando. Comme on est trop fort pour passer par la route on sort des sentiers battus.
En gros, on se lance sur un chemin forestier et vu le taux d'humidité de ces derniers jours, les fondrières font environ cinquante centimètres de profondeur.
Et vlaaaaaaaaaaaaf, voilà mes Adidas blancs tout bouifiés. Madame Guronsan me lance « Ca va? » Elle a droit en retour à mon fameux sourire hypocrite numéro cinq, celui que je réserve en général à mon chef.
C'est de pire en pire.A la gadoue, succède un torrent à sec, plein de pierres hostiles. Mon vélo saute dans tous les sens, on dirait la Ford T de Gaston Lagaffe avec Prunelle au volant en train de vociférer « Rogntudjuuuuuuuuuuuuuuu.... »
Les randonneurs sont aux anges, leurs Quechuas n'ont plus figure humaine, leurs Vuarnet mouchetées de boue.

Et Miss Alpe d'Huez 2004 qui me gratifie d'un « Ca va? »

« NON! CA VA PAS »


Et là dessus, je coupe net, parce que, ô délivrance, la route vient d'apparaître à la lisière.

vendredi, février 13, 2009

L'ami de Lady Chatterton



Bon allez-y, huez-moi, villipendez-moi, je suis nulle je sais...Un ptit feed comme çà en passant, issu d'un atelier d'écriture...En gros, écrire un texte où les objets se transforment la nuit..


Une nuit comme toutes les autres… Une nuit où il n’y a plus de place pour Dr Jekyll et où Mrs Hyde occupe le devant de la scène… La lune est bleue comme un passeur tranquille…I
l faut que je la laisse glisser hors de la tanière où je la tiens recluse enfin de nous sentir enfin vivantes, Jekyll et Hyde unies par les liens du sang.
Sur la table en formica blanc, j’ai dénudé ma victime pendant qu’elle était encore sous l’effet du mélange de tranquillisants que je lui ai injecté. Les couteaux affutés sont rangés par ordre de grandeur sur l’établi, que j’ai pris soin de recouvrir de film alimentaire transparent. Le corps de ma victime est solidement maintenu par des mètres et des mètres de ce même film, que Jin Wong, le prévenant Coréen de la 14e rue, commande spécialement pour moi sans jamais me demander pour quel usage. Sans doute me prend-il pour une de ces consommatrices effrénées de poulet frit….
J’ai baîllonné « Little Gonzales » avec du chatterton premier choix, également acquis chez Jin Wong. Je le vois ouvrir les yeux, c’est normal, mon cocktail de barbituriques l’a maintenu inconscient pendant exactement 73 minutes, le temps qu’il m’a fallu pour l’installer confortablement dans mon antre. Je m’attends à le voir écarquiller les yeux sous l’effet de la surprise. Hé oui, il doit encore penser que la somptueuse créature à jupe fendue et décolleté savamment travaillé, qui l’a outrageusement dragué dans ce bar sordide, va se lover contre son torse velu de brute épaisse !! Mais la créature a disparu, sous une combinaison étanche et un masque de soudeur, seules protections efficaces contre les éclaboussures.
L’affreux bonhomme ouvre donc ses yeux jaune sale. Mais je ne lis aucune terreur dans ce regard , bien au contraire. La situation a l’air de le réjouir, ses prunelles s’allument de particules dorées. Le chatterton qui le maintient silencieux se met onduler bizarrement. Je comprends qu’il passe sa langue en dessous et qu’il est en train de….Oh mon Dieu, il est en train de manger mon chatterton premier choix que j’achète par paquets de douze à Jin Wong !!! Il finit par l’engloutir en entier et me lance « Hey, man, top qualité ton réglisse ! ». Je me rends compte avec horreur que le film alimentaire que cet escroc de Jin me fait payer 3 dollars le rouleau est littéralement alimentaire. Ce sont des feuilles de gélatine parfum noix de coco.
Dieu du ciel, cette racaille de « Little Gonzales » a tôt fait de s’en emparer à pleines mains et de le dévorer. Dans les films, le héros s’en sort en rongeant ses liens et là c’est pour de vrai et même pas désagréable. Mon esprit patine, je suis incapable de me concentrer. Je ne suis plus qu’un pauvre chose affolée qui saisit en toute hâte un couteau de boucher avant que ce saligaud ne se lève et ne me fasse la peau. Horreur ! Celui-ci se ratatine dans ma main et je réalise que je tiens une poignée de bonbons nounours gélatineux avec lesquels je suis bien incapable de frapper mon adversaire. Little Gonzales se lève et me serre dans ses bras « Merci pour le dessert, man ! C’est le meilleur que j’ai jamais mangé. Quelle chouette fête d’anniversaire !! ». Et il engloutit mes nounours parfum coca. Je le vois courir extatique et nu sous la lune, le corps comme glacé au sucre. Je pense que j’ai un peu forcé sur l’héroïne dans la dose que je lui ai injecté….

Ne me reste plus qu’à rendre une visite nocturne à Jin Wong… Son chatterton, c’est vraiment de la camelote…

jeudi, octobre 02, 2008

Bande de gros sons!




Bon allez, je suis bonne. Avant de partir en cavale au bord de mer avec un beau brun aux zieux verts (tiens, çà rime), je me fends de mon post annuel sur MARSATAC.

C'était donc Samedi soir.
Marsatac, c'est pas si simple. La presque blonde à forte poitrine que je suis ne connait aucun des groupes présents. Il faut donc se munir d'amis adéquats en l'occurence Gorion et Vyk, qui vous disent comment naviguer entre la scène Pharo et la scène Major et pourquoi çà c'est nul et pourquoi çà c'est bien. Remarque, je pourrais bien me débrouiller toute seule mais comme le son est souvent très limite, c'est un peu difficile de se faire une opinion.
Marsatac, donc pas simple non plus au niveau de la tenue. Il y fait assez humide et froid surtout en fin de soirée/début de matinée (c'est au bord de mer, sur l'esplanade de l'ancien dock J4, tout au bout du Vieux Port). Il y a donc un uniforme OBLI-GA-TOIRE, auquel nul ne peut échapper, i.e. jean, baskets, tee-shirt+petite laine, blouson et surtout, surtout KEFFIEH. C'est pas compliqué, le Keffieh, fait partie du dress code, si vous ne l'avez pas vous vous faites refouler à l'entrée sous les quolibets de centaines de pré-adultes qui vous bombardent de bouchons d'oreilles fluos. Evidemment, ces mêmes pré-adultes agrémentent leurs looks de ray bans colorées et de casquettes pathétiques ( y en a même en shorts, lunettes, casquettes, KEFFIEH et bière bouteille) mais bon, eux, zont l'âge requis pour la suite de la soirée, électro à mort, et toi, bin tu commences à faire un peu tache.
Donc, voilà, Changaili avait tout bien, copains+tenue, plus quelques ex dissiminés au gré des stands, histoire de se changer du poh-poh-poh ambiant.
Je vous passe les groupes un peu pathétiques du début de soirée pour me concentrer sur ceux qui m'ont fait impression, en particulier eux, les Polysics, polyvitaminés et complètement barges, je dis pas que j'écouterais çà tout le temps mais bon vu qu'on commençait à se peler, çà a fait son ptit effet. J'ai bien aimé la nipponne impassible au clavier, qui agitait des poms-poms en lamé çà et là.
Impression ou pas, DJ Chloé, franchement je sais pas. Elle m'a laissée sceptique la ptite dame. Je me suis demandée si elle faisait pas une réduc de 15% sur le suicide collectif pasque d'accord trans minimale qui avait écrit sur le programme, mais bon là on a envie de se jeter dans le sillage d'un car ferry, tiens, c'est peut-être pour çà qu'ils ont mis du grillage partout, je me dis dans un éclair de lucidité.

Bon bref si surpraise, il y a eu, elle est venue des BOYZNOISE, qui a permis à des préados et à des préretraités dans mon genre de se transformer en ourangs outangs fous furieux. Cà a bien réchauffé l'atmosphère...mazette...

Laurent Garnier m'a bien suppliée de rester mais j'ai préféré le laisser mixer seul. 5 heures du mat', j'ai des frissons et le maroc ne fournit plus assez de haschich pour le J4...

mardi, septembre 30, 2008

no comment



"Le capitalisme a survécu au communisme. Il ne lui reste plus qu'à se dévorer lui-même." Charles Bukowski



Et de deux!! Deux posts pour Septembre,deux!! Yes!

samedi, septembre 13, 2008

The Purple rose of Cairo




Très, très peu de rapport entre le film et mon post, mais bon, voilà c'est l'inspiration qui déraille c'est comme çà, faut pas se poser de question. Et puis la morale du film, c'est qu'il faut choisir le rêve plutôt que la réalité non?


Voilà je publie ce que j'ai rédigé cet aprème lors d'un atelier d'écriture organisé à l'occasion de Septembre en mer (en plein mistral, glagla). De toutes façons, si c'est pas moi, qui va le publier hein, hein???. Je précise que le titre était imposé et donc pas de moi (çà tombe sous le sens..)

LA ROSE A LA MER

La croix d’Agadès pèse lourd à mon cou.
Une rose des sables échouée dans mon cœur,
Une rose du désert déposée à mes côtés par un clair matin,
Une rose des chagrins jetée à la mer le soir même
Puisque le bonheur ne dure que le temps d’une rose.
Une rose d’hiver glanée dans une ville à nulle autre pareille,
Une rose dont le pourpre égalait celui des casbahs.
Tes yeux levés sur moi dans les jardins de la Ménara ,
Le parfum qu’exhale une fleur à peine éclose….
Une rose déjà fanée, sur les remparts de la blanche Mogador,
Les embruns qui fouettent mon visage,
L’Atlantique, couleur de sombres présages,
Et tes yeux baissés, obstinés.
Une rose tombée en pétales,
Emiettée au gré des alizés
Qui finit sa course au pied des remparts sur la plage,
Léchée par les vagues visqueuses
Engloutie par l’eau poisseuse .
Puisque le bonheur ne dure que le temps d’une rose,
Et puisque la croix d’Agadès, à tout jamais, pèse lourd à mon cou.