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dimanche, février 20, 2011

L'homme Pressé Atelier 2010 2011

Je continue la publication de mes textes rédigés en Atelier. Ecrire sans musique est impensable pour moi, j'intègre donc une petite soundtrack à écouter de préférence, en lisant.

Consigne : intégrer à son texte une ou plusieurs phrases assassines.


L'homme pressé.

Votre contact est désormais hors-ligne...

Hors-ligne...mais comment faire justement pour rester en ligne?? Garder le fil, la connexion, avec ce contact, mon contact, matérialisé par une icône sur l'écran de mon ordinateur. J'attendais vainement le changement de couleur de celle-ci, qui indiquerait qu'il serait enfin connecté, disponible, enfin EN LIGNE après toutes ces heures de veille.

Mais il avait toujours autre chose à faire, toujours des amis à aller voir, on l'appelait là, tout de suite, il fallait qu'il y aille. Non, il ne pouvait pas rester une minute de plus et non il ne pourrait pas se connecter demain soir ni m'appeler non plus...

Votre correspondant ne peut être joint. Veuillez rappeler ultérieurement.

Rappeler, je ne faisais que çà tous les quarts d'heure. Et pourquoi? Pour entendre son silence gêné, pour l'imaginer chercher des prétextes, des échappatoires et raccrocher, enfin, plus vite encore que précédemment.
Il y avait bien longtemps qu'il avait cessé de me dire "Je t'aime, viens je t'attends. Dépêche-toi, je meurs de te découvrir enfin, hayati." Je scrutais mon écran, à la recherche d'une ultime étincelle dans ses yeux, de l'esquisse d'un sourire qui découvrirait à nouveau ses dents blanches de croqueur de gazelles.
Mais rien... il ne me présentait plus qu'un masque plus sombre qu'une nuit de novembre. Sa voix avait perdu ses intonations caressantes, son accent, chaque jour un peu plus prononcé, prenait désormais une couleur métallique, quasi-germanique. Il finissait par ne plus comprendre le français ou peut être le prétendait-il, me forçant à communiquer mon désarroi en anglais.

What do you want from me? You're driving me insane, stop being so cruel. Are you listening to me? Are you fucking listening to me? Don't you dare hanging up on me, you son of a bitch!

Mais évidemment, ma fureur ne rencontrait plus alors que le vide, le vide d'une tonalité exaspérante, d'une ligne coupée, le vide du monde virtuel où nous nous étions par hasard croisés.

Il y avait longtemps que je ne dormais, ni ne mangeais. Mon miroir me renvoyait l'image d'une fille désemparée, délestée de l'armure de ses kilos en trop, creusée par les nuits sans sommeil et les repas à peine avalés.

Je voulais, je LE voulais tellement, plus que tout au monde, pourquoi, au nom de quoi est-ce que çà ne pouvait pas marcher? Je n'arrivais pas à concevoir que je ne pourrais jamais posséder ce seul et unique objet, cet homme vers lequel tout mon être tendait, que j'aimais pour la beauté du geste, moi, qui avait tout obtenu sans jamais rien demander jusqu'alors.

Une petite fille maigre, avide, refaisant surface après toutes ces années, le voulait pour elle, à elle, elle voulait l'annexer, l'enfermer à double tour pour qu'il ne puisse plus la fuir. Son coeur faisait des bonds d'animal furieux lorsqu'on lui disait que ce n'était pas possible, qu'il fallait être raisonnable. Elle me rongeait, elle aussi, je n'arrivais plus à la contenir, à la faire taire, cesser ses cris. Il n'y avait pas d'autre issue, il fallait que cela soit, sa volonté à elle ou ma volonté, peu importe.

Et pourtant... Un jour dans la boîte, l'email tant redouté. Quelques lignes...


Don't come. If you come anyway, I won't answer the phone. I'm away for the week end. I have no feelings for you. Just stay where you are.

Quelques lignes, jetées à la hâte, des caractères manquants ici et là, pas de signature.
Et moi aussi, jetée, comme de la vaisselle en papier après une fête, quand tout le monde est parti et qu'on est fatigué, jetée dans un sac poubelle noir et opaque avec un lien solide pour fermer.

Quelques mots dictés par le coeur sec d'un homme pressé...

dimanche, mars 02, 2008

Now I'm fuzzy....



All and all the world is small enough for both of us
To meet upon the interstate waiting on a train
And just when those big arms lift up
Fall in love with no time to say it



Nuit zone devant mon écran plat qui fait remonter mon pouvoir d'achat. André Manoukian m'explique (ah les beaux yeux!) que la musique a un pouvoir chamanique, plus fort encore que l'amour. Et Grant Lee Buffalo arrive sur Taratata sans prévenir, et les paroles de Fuzzy se gravent dans ma tête. J'ai menti, on m'a menti, et me voilà embrouillée, confuse. Mon Dieu, que cette chanson est belle, orgasmique même, bien meilleure encore dans sa version taratatesque. Et je me dis que c'est une belle coincidence, juste le jour où tu reviens dans ma vie, ô sublime empêcheur de survivre en rond....

Je t'en supplie, fume une cigarette, bois un thé mais arrête de pleurer...

mardi, février 19, 2008

Alf Lela


Je suis quelquefois des chemins qui ne mènent à rien, j'emprunte des passerelles désolées au bord de l'eau et rien plus rien n'a de sens.
En vie, oui, mais pourquoi et surtout pour qui... A ces moments là, le coeur me fait encore mal et cogne furieusement contre ma poitrine comme s'il voulait s'en échapper. J'ai l'impression alors que tout le monde me voit telle que je suis, sans masque, sans perruque orangée, sans sequins tressautant autour de ma taille . Oui, je peux vous charmer, je peux vous faire bafouiller avec un seul de mes regards, je peux me moquer de vous et rire très haut.
Mais vous savez bien que ce n'est pas moi. Il suffit d'un rien, de prendre juste le temps d'oublier les apparences pour me faire déborder le coeur et les yeux. Et alors plus rien n'arrête le flot de mes larmes qui montent par vagues successives. A ce moment là, tout disparaît, tout se dissout en traînées de mascara noir, le décorum me lâche et je suis juste cette âme égarée qui a tellement besoin que quelqu'un quelque part l'écoute et lui dise "Arrête de pleurer, je t'en prie, je vais te faire une tasse de thé, on va fumer une cigarette et çà ira mieux, mais arrête de pleurer." . Il y a eu ce quelqu'un quelque part, qui m'a vue avec son coeur. Il y a eu beaucoup de tasses de thé et trop de cigarettes mais j'avais promis de lui consacrer ces lignes. Une croix bleue était tatouée sur son poignet, et ses grands yeux reflétaient la beauté de son âme.

samedi, août 04, 2007

l'ïle de la tentation


Au pays parfumé que le soleil caresse,

J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés

Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,

Un cakou mauricien aux zabdos zuilés

euh oui, merci à Charles B pour la citation, hein...

Va falloir faire une rehab en rentrant, je commence à trop m'y faire.

mardi, juillet 31, 2007

I'm the passenger


J'ai pas encore de photos pour prouverque j'y étais mais je vous garantis que j'ai mangé du marlin grillé et des bananes bronzées sur cette île.J'ai également nagé avec Nemo et tous ses buddies. Changaili vous bise de l'Ile Maurice...
Let's take a ride and see what's mine.






Je vous signale que contrairement aux rumeurs SCANDALEUSES qui circulent sur son compte, Iggy n'a JAMAIS pris de drogues ( et Mick Jagger n'a JAMAIS couché avec Bowie, c'est Angie qui raconte çà pour vendre sa pauvre vie)













mardi, juin 05, 2007

Touch the screen for immediate relief.



Parce que quelqu'un m'écoute une fois par semaine, pour la modique somme de quarante et un euros (remboursés par la sécu) et que malheureusement, il est loin, très loin d'être aussi sexy que kaïlie.

We all get hurt by Love
And we all have a cross to bear
But in the name of understanding
Our problems should be shared.



Ma croix est lourde comme la porte du Bab Al Gnaou et je fournis assez de larmes pour remplir le bassin de la Ménara, mais bon, je peux vous entendre vous aussi, contre rien, rien que pour la beauté du geste (allez voir "les chansons d'amour" si vous ne l'avez pas déjà fait, çà déchire sa race maudite). Allez-y "confide in me", je suis là.

jeudi, janvier 04, 2007

you can't always get what you want...



But if you try sometimes you just might find
You just might find
You get what you need, ah yes...



That line could be my motto for 2007. I'd like to dedicate this video to a certain someone, this certain someone I wanted so much to call on when midnight stroke on the 31st. The one person I wanted to call or kiss or send an SMS to, the only one I didn't. I would have liked to tell him so many things : that I wasn't mad at him, that I was still thinking of him and that I missed him badly. He made my heart beat like no other on earth and for three months now, I haven't lived a day without thinking of him.

You can't always get what you want., sweet baby of mine.

About the video, watch it until the end, John L is in the crowd!!!!