mercredi, février 16, 2022
Atelier Salammbô épisode 2
dimanche, décembre 26, 2021
Atelier Salammbô : épisode 1
C’était dans les jardins de Meknès, par une chaude après-midi d’été.
Les carpes dorées nageaient dans les bassins de porphyre. Leur bouches venaient caresser la surface de l’onde dans l’espoir d’être nourries par des mains aimantes.
Je laissais mes doigts aller au fil de l'eau parfumée. Le murmure des oiseaux me parvenaient depuis les hauts palmiers qui protégeaient ma retraite du soleil.
Assise au bord d’une vasque, le regard perdu dans le miroir liquide qui se tendait vers moi, mes pensées
oisives me ramenaient sans cesse à la magnificence de ces jardins, orgueil du sultan. Dix ans s’étaient écoulés depuis que j'avais été capturée sur les rives de ma Géorgie natale. Je n’avais rien connu d’autre que cet enclos paradisiaque, flanqué de hauts murs que l’on disait infranchissables.
La chaleur nous écrasait moi et mes compagnes. Nous avions pour certaines pris refuge à l’ombre de ces immenses palmiers dattiers. Les autres restaient cloîtrées dans l’austère palais impérial, à l'abri des regards derrière ses fenêtres grillagées. Je fermais les yeux et m’imaginais à leur côté, dans les profondeurs du harem. Le hammam exhalait son souffle humide de bête somnolente. Les effluves de romarin, d’orange et d’eucalyptus enveloppait les formes onctueuses des courtisanes alanguies, leurs fronts perlés de sueur, leur chevelure opulentes dont chaque mèche avait été spécialement éclaircie, nourrie et parfumée pour la caresse d’un seul homme.
Après tout, pourquoi se préoccuper du lendemain. Il n’y avait qu’à frapper dans ses mains pour voir apparaître sur un plateau d’argent une minuscule théière fumante accompagnée de pâtisseries fraîches.
Oui à quoi bon… Qu’importe le lendemain, qui ressemblerait à tous les autres jours, s’étirant paresseusement telle une liane au soleil.
Pourtant, je n’avais que faire d’un autre jour passé à nourrir mon ennui de cornes de gazelle et de pastilla au lait, seule comptait la nuit.
J’attendais impatiemment le lever de Tanit dans ses voiles ombreux. Une seule nuit, dans une seule vie, me disais-je, en refermant mes doigts sur la petite clé d’argent, que venait de me remettre l'eunuque que j’avais soudoyé.
A suivre
dimanche, mai 09, 2021
Tout pour se rendre intéressante...
Je ne connais pas la musique
mais je connais la chanson.
« Tu fais tout pour
te rendre intéressante » « Arrête de faire ton intéressante »
Bien sûr que je fais tout
pour me rendre intéressante, qu’est ce qu’il y a de plus intéressant que de se rendre
intéressante.
D’abord, je me regarde,
sans cesse, dans les miroirs, les fenêtres, les vitrines, l’eau des flaques. Je
vérifie que tout est en place, mon maquillage, mes cheveux, je prends les poses
des mannequins blondes aux yeux bleus des magazines, je cherche mon meilleur
profil. Je ne quitte jamais mon poudrier que j’ai volé au Prisunic des Cinq
Avenues, je fais des retouches maquillage six fois par jour.
Et puis je chante en play
back devant le miroir, je connais des centaines de chansons par cœur, je
retrouve les paroles en anglais à l’oreille . Devant mon miroir, je chante
avec ma brosse à cheveux, je danse en soutien gorge et short en jean, je suis
Madonna et mon public est en extase devant moi. Un parterre de milliers de
spectateurs. Un jour, je danse et je saute si fort que le miroir accroché dans
le couloir tombe et se brise en mille morceaux
« Tu es encore en
train de faire ton intéressante »
Je pleure, je pleure
quand mon père m’explique les maths, je pleure quand le prof tape sur ma table
au premier rang pour avoir le silence, je pleure quand Marc me quitte
dans le vestiaire de foot, je pleure à table le soir et les larmes tombent dans
ma purée mousline. Je pleure partout et tout le temps .
« C’est pas fini la
comédie ? »
C’est une chanson de
Dalida … « C’est fini la comédie ». Je rêve de pièces à succès dans
le décor tout bleu d’un théâtre de banlieue. Je rêve d’être remarquée par un
réalisateur à la fin d’une projection. Je rêve, je rêve, je rêve
« Et allez c’est
parti pour l’acte 3 scène 4, tu devrais monter sur scène ou écrire des
pièces »
Carnets Pierrot Love,
machine à écrire, je fais défiler des mots, je fais défiler des phrases, je
m’invente une vie que je n’ai pas. Mes
rêves deviennent réalité sur un plateau… Avril 2018, je te retrouve Isabelle 13 ans, tu es enfin là, je te serre la main très fort pour ne plus la lâcher.
jeudi, mai 06, 2021
Best Witches
Écoute. N'écoute pas. Penche-toi pour ramasser les mots. achète des carnets, achète des stylos. Ne donne pas tes disques, jamais. Ne suis pas les beaux garçons un peu tristes. Jette ton pinceau à maquillage. Mets des crayons de couleur dans ta trousse. Cache tes secrets. Livre-les à tout le monde. Résiste. Mets-toi en colère. Construis une cité de verre. observe les gens à la jumelle. Exile-toi par la porte méridionale. Marche vers la mer et offre ton ventre aux vagues. Laisse-toi porter. Laisse-toi flotter. Regarde La Croix du Sud flamber au-dessus de ta tête. Respire l’odeur du sel. Scrute les abîmes. Cherche la sorcière. Suis la mousse sur les arbres. Cogne à la porte de sa cabane. Aspire le sang de la blessure d’un loup. Essuie ta bouche d'un revers de main. Montre les dents. Accouche dans un tipi. Annule le sortilège d'invisibilité. Deviens animale, deviens végétale deviens fente sur une pierre. Egare-toi dans les forêts profondes, je te suis.
mercredi, avril 14, 2021
Duck and cover !
Une
chambre, tapissée de motifs floraux roses et verts. Moquette de couleur non
identifiée, plutôt dans les jaunes. Au centre de la pièce, sur un petit
fauteuil bas en plastique blanc qui colle aux fesses, une petite fille, robe
bleu canard sur sous-pull en acrylique orange est assise. Elle écoute des
disques 45 tours dans un appareil orange également appelé mange-disque et sur
lequel on lit l’inscription « Pepito ». A ses pieds, des pochettes
illustrées de ces 45 tours, on lit des titres
de contes Cendrillon, la Belle au Bois Dormant, la Petite Sirène et
celui qu’elle est en train d’écouter, Le Vilain Petit Canard. La pièce est
envahie par la musique de Tchaïkovski Le Lac des Cygnes, et lorsque je rentre
dans la pièce, elle est en train de pleurer à chaudes larmes.
« Ah,
ben, voilà. Mon Dieu, je supporte pas quand les gosses pleurent. T’en as pas
marre de toujours pleurnicher sur le même passage : quand le Vilain Petit
Canard se transforme en beau cygne, non mais sérieusement ? »
« Vous
êtes qui ? Et comment vous êtes rentrée dans ma chambre ? »
« Je
suis qui ? Ma foi, je suis ta bonne fée, qu’est-ce que tu
crois ? »
« Ma
fée ? »
« Ben
oui, une bonne fée, comme dans les contes quoi . T’en écoutes pas
assez comme ça ? »
« Heu,
excuse-moi mais les fées elles sont pas comme toi. Elles sont blondes, avec des
grands yeux bleus et une robe transparente qui brille, elles sont pas en
jeans. Et puis elles sont jeunes, t’as
l’air vachement vieille, t’as au moins un million d’années. Et puis elle est où
ta baguette ? »
« Sale
petit cafard, tu t’es regardée ? On dirait, un singe avec tes 30 kilos et
ton mètre douze ! T’as toujours les lèvres bleues quand tu vas à la
piscine ? Et puis t’es toujours la chouchoute de la maîtresse le nez dans
tes bouquins, t’as toujours pas d’amis, on te tire toujours les tresses à la
récré ? »
La
petite fille se met à hurler.
« Bon,
allez voilà la sirène des pompiers. Mets-y un bouchon, merde. Tu me casses la
tête. Ça va, j’avoue, je suis pas une fée. Je suis mieux que ça : j’ai un
scoop pour toi. Enfin pour moi. Je suis toi. Et tu es moi. T’es
contente ? »
« Je
suis moi ? J’ai rien compris . Et non je suis pas contente »
« Je
suis toi, dans quarante ans. Je viens du futur. Oui bon, je sais, mais regarde
pas que le physique. La bonne nouvelle c’est que dans quarante ans, tu seras
encore vivante, ça c’est déjà vachement bien. Et puis, je fais le plus beau
métier du monde ! »
« T’es
vulcanologue ? Tu t’es mariée avec Haroun Tazieff ? »
« Heu
non pas vraiment. »
« T’es
pas devenue prof au moins ? »
« Oui,
aussi mais pas que. Je sais on avait dit jamais prof, mais je suis prof de théâtre :
ça jette non ? »
« Heu,
mouais. »
« Et
puis, j’écris mes spectacles. Le premier mettait en scène une version plus
jeune de moi-même, à treize ans, avec les mecs, l’amour tout ça. Mais bon sept
ans, c’est pas mal aussi, on est pas plus heureux dans une cour de récré à sept
ans qu’à treize de toutes façons. »
« Tu
écris ? Moi, aussi j’écris, enfin je commence. Mais on me marque
« sale » sur mes cahiers et je sais pas colorier sans dépasser. Tout
le monde se moque de moi. »
« Bon,
alors là : hyper bonne nouvelle, ça va s’arranger. D’ici trois ans on va
t’offrir une machine à écrire, une Underwood bleue et blanche. Elle marche plus
mais je l’ai encore. Et puis on va t’offrir des tas de carnets avec des
cadenas, des cœurs, je sais moi, des trucs nunuches soi-disant de filles. Et tu
continueras à écrire, tes textes seront dans des disquettes, des clés USB, des
clouds. Et alors, on en aura plus rien à faire des cahiers avec marqué
« sale ». »
« J’ai
rien compris »
« C’est
pas grave. Tu verras plus tard. Je suis devenue autrice, auteure, écrivaine
quoi ! Ha merde, ne dis pas ça à la maîtresse, tu vas te faire
engueuler. »
« Mais
je m’en fous de ça. T’es artiste ou pas ? »
« Oui,
enfin si on veut. J’enseigne le théâtre, tu vas pas tarder à commencer à
prendre des cours d’ailleurs. Tu joueras un schtroumpf, un géant aux
chaussettes rouges et une étoile triste. Bref, oui j’enseigne, j’écris, je mets
en scène mes textes et je joue aussi. »
« Tu
passes à la télé ?»
« Heu,
non. »
« C’est
nul. »
« Ben,
ça s’appelle une vocation, ça vient de vocare, en latin, ça veut dire
appeler. Tiens, tu pourras faire la fayotte avec ça. Et puis c’est pas plus nul
que d’écouter des contes nunuches avec des princes charmants dans tous les
coins. Moi, dans mes histoires, je leur
arrange la gueule au Prince Charmant, à la Belle Princesse et au Grand Cygne
Tout Blanc, t’inquiète qu’ils regrettent pas le détour. Et puis, hop, ça
commence ici l’éducation, ça suffit d’écouter les conneries des autres,
maintenant tu écriras les tiennes, avec des femmes fortes qui ont pas besoin
des hommes pour exister. Elles seront body positives à mort avec des
poils et des vergetures, non mais et elles auront cinquante ans et elles kifferont
leur ménopause. »
Sur
ce, je réduis les quarante-cinq tours en miettes en les piétinant et je
m’enfuis en courant pour ne pas entendre les vagissements de la petite fille.
samedi, avril 27, 2019
Waiting for the man
samedi, février 18, 2017
BARBARE BORDELLO
dimanche, novembre 13, 2016
MAINOMENOS
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mardi, novembre 01, 2016
MAINOMENOS-ANANKE
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| MAINOMENOS. Cy Twombly. |
La nuit encore, à bout de bras portée, violence du désir tenu de l'homme, corps tordu, broyé sous les impulsions contraires, froid mordant, enveloppant, sentir monter la sombre vague du plaisir . Corps-océan roulant sa masse opaque, cri inhumain déchirant la nuit, projetée en avant, éjectée de lui et de moi-même, Mainomenos, soudain, me contemplant de ses yeux étincelants et me brûlant de son haleine. Sauveur, chargé d'immortalité, la Bête héroïque et puissante, et plus rien au delà de la Bête, au Rugissant abandonnée. Odeur de fièvre, sueur ruisselante, odeur chaude, essuyer son corps constamment surchauffé. Etreinte de l'angoisse du monde, sanglots contenus lorsque encore en état d'épuisement le désir nous rattrape. Ceridwen brûle nos fronts de son
baiser et nous engloutit dans le sol glissant de la forêt pour y renaître à jamais.
Ananké, nécessité inaltérable, fatalité.
samedi, avril 25, 2015
Souvenirs du 8 mai 1945 par Jean, fils de Marius, prisonnier en Allemagne.
Une fois n'est pas coutume le texte n'est pas de moi mais de mon père qui décrit ses souvenirs de la Libération.
mai 1945
Le 8 mai la France éclate de joie. Il n’en est pas de même pour ma mère et pour moi. Mon père est prisonnier. Notre dernière rencontre (brève) s’est effectuée sur le quai de la gare Saint-Charles, lors d’une halte du convoi qui emmenait son bataillon de chasseurs alpins vers une «destination inconnue» (relever les combattants de la ligne Maginot nord-est). C’est la dernière fois que ma mère et moi l’avons embrassé.
Depuis 5 ans, nous n’avons plus eu, avec mon père, que des contacts écrits, sur des imprimés fournis par l’état et soumis à la censure. Ma mère lui expédie des colis dont le nombre est rationné. Elle fabrique des conserves serties par le ferblantier du quartier. Ces conserves seront percées d’un coup de baïonnette lors de leur arrivée au camp de prisonnier afin d’être obligatoirement mangées dans les plus brefs délais.
A la suite du débarquement allié, le courrier passe de plus en plus mal. Depuis la chute de Hambourg où se trouve le stalag X B de Sandbostel, nous n’avons plus aucune nouvelle. Nous sommes inquiets ! En ce jour de liesse, après 5 ans d’attente, une issue fatale serait pour nous horrible.
Pour fêter ce jour, le service du ravitaillement à fait les choses en grand. La boulangerie de mes grands-parents à la Croix Rouge a reçu de la farine « blanche », de la margarine, de la poudre de lait et d’œufs, du sucre afin de fabriquer les « gâteaux de la victoire ».
Toutes ces denrées sont à récupérer au service du « Contrôle économique » rue Pierre Dupré (les tickets de rationnement existent toujours). Pour aller charger les colis, tous les véhicules sont autorisés à circuler. La vieille B 14 Citroën de la boulangerie qui a passé 5 ans camouflée sous des fascines sensées chauffer le four, peut circuler. Son réservoir en tôle s’est rouillé, le carburateur s’encrasse tous les kilomètres. Il faut s’arrêter, démonter l’arrivée d’essence et souffler dans le tuyau afin d’extraire les impuretés.
Qu’importe, les gâteaux seront fabriqués et vendus sans tickets et à prix coutant.
Ma mère commise de la boulangerie ne participe pas à l’enthousiasme des clients.
En effet, cette photo de chez Falcone résume assez bien ce qu’a été notre sentiment pendant ces 5 longues années.
Je pense que de nombreuses familles de prisonniers ont fait faire ce cliché.
Ces photos étaient envoyées au stalag pour soutenir le moral des prisonniers et montrer que malgré la séparation, l’amour et l’affection des proches demeuraient.
| Ma grand-mère Marie, Mon père Jean. Ma grand-mère Marie |
| La valise de prisonnier de Marius, mon grand-père peinte par lui-même. |
A cette photo, répond la peinture sur la valise en bois de mon père que nous avons découvert lors de son retour.
25 mai 1945. Depuis plusieurs soirs, nous espérons le retour de mon père.
En effet, les premiers trains de prisonniers libérés arrivent en gare Saint Charles.
Si la majorité de ces retrouvailles se passent en embrassades, il y a des querelles, des heurts. 5 années d’éloignement créent souvent des situations de rupture. La force publique a jugé bon de limiter l’accès du public aux quais de la gare.
Nous sommes venus plusieurs soirs de suite, nous avons la chance de connaître un client qui est factionnaire à l’entrée, ce qui facilite les choses. Nous sommes donc sur le quai avec ma grand-mère qui elle aussi attend son cher fils. Les parents et amis n’ont pu entrer.
Soudain, un train entre en gare, des visages apparaissent aux portières, ma mère sourit et crie : « Il est là ! ». Mon père descend, il a les traits tirés, amaigris, il flotte dans sa capote gris-verdâtre où dans le dos sont inscrites les lettres KGF. Il embrasse longuement ma mère puis la sienne, il se tourne vers moi et ma mère me dit : « C’est ton papa ! » Je suis interloqué, je ne suis plus « Fils de prisonnier », je suis un garçon comme tous mes autres copains qui se font gronder par leur père lorsqu’ils font une bêtise.
Nous sortons de la gare, mes oncles, leurs épouses, les cousins et cousines sont tous là pour l’accueillir. Mon père est ébloui par la tenue des femmes. Il a quitté la France à l’époque de la « Garçonne », il retrouve des coiffures aux « mises en plis » impressionnantes, des robes et jupes raccourcies, des bas de nylon que les américains ont apportés. Il est loin des « gretchens » de Hambourg.
Nous montons dans des voitures pour rejoindre la boulangerie de mes grands-parents. Je suis dans une Celtaquatre Renault entre mes parents. Notre famille est enfin réunie.
dimanche, mars 29, 2015
Julia à AB : vostè necessita
dimanche, mars 01, 2015
Julia Jaume Barcelona. M'en vaig.
Nouveau texte inspiré des personnages de l'Ombre de l'Eunnuque de Jaume Cabré.
mardi, juillet 08, 2014
Yes Future? Ma vie avec...
samedi, novembre 23, 2013
Le credo de l'assassin (Assassin's creed)
samedi, mai 18, 2013
PYGAR.
![]() |
| Design by Ivan Sly |
vendredi, mai 10, 2013
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| Design by Ivan Sly |
mardi, janvier 22, 2013
Deaf penalty.
Atelier d'écriture : polyphonie téléphonique.
dimanche, décembre 30, 2012
Haïku instantané
Je vous souhaite tout le bonheur du monde.
Au Parc, dans l'allée
Canards, vacarme, plonger
Plouf! Bon bout d'année!






